Discours d’Harlem DESIR au Conseil National du 17 novembre

Chers amis, chers camarades,

C’est une grande joie de vous retrouver dans cette salle de la Mutualité, qui est à la fois la maison de la gauche française et un joli symbole de rénovation réussie.

Et en disant cela, je veux adresser un merci tout particulier à nos camarades de la Fédération de Paris, à Rémi Féraud et Anne Hidalgo et à travers eux à Bertrand Delanoë, parce qu’il incarne plus que tout autre la rénovation politique, ce combat pour plus de démocratie qui permet de battre la droite et de faire progresser la République !

Je suis heureux de vous retrouver après notre congrès de Toulouse, où nous avons montré toute la force de notre unité au service des Français. Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry y ont pris une part essentielle, je vous demande de les saluer.

Chers camarades, ensemble nous avons réussi ce congrès en évitant les divisions stériles et en menant des débats utiles que nous devrons poursuivre. Et ensemble nous ouvrons aujourd’hui une nouvelle page de notre histoire collective et c’est avec un grand plaisir que je m’exprime devant le nouveau Conseil national de notre Parti.

Dans quelques instants, nous élirons le nouveau Bureau National et le nouveau Secrétariat National. Et je veux d’abord féliciter nos Premiers secrétaires fédéraux et nos Secrétaires de sections qui viennent eux-mêmes d’être élus jeudi et vendredi partout en France, ce sont eux qui font vivre le Parti dans chaque commune et dans chaque quartier auprès des Français, je veux donc vous demander de les saluer avec moi.

Il est absolument essentiel, dans cette période difficile pour notre pays, que notre parti soit le parti des citoyens. Un parti qui les écoute, qui entend les inquiétudes, les doutes, qui répond, qui rend compte, qui redonne le sens et la cohérence de l’action qui est menée, mais aussi un parti qui prépare chaque étape du redressement de notre pays en dialoguant et en associant les Français.

L’appel lancé par le Président de la République c’est celui du courage, de la vérité et du rassemblement de toute la Nation, de tous les acteurs économiques et sociaux, de toutes les générations, de toutes les catégories sociales. C’est maintenant notre rôle de rencontrer partout les Français pour débattre, pour les mobiliser, les rassembler parce que c’est ensemble que nous sortirons le pays de la crise.

Chers camarades, l’honneur du socialisme réformiste, c’est non seulement de vouloir transformer la société pour plus de justice mais aussi de dire la vérité aux citoyens sur la situation du pays. Il y a quelques jours, avec plusieurs d’entre vous au Luxembourg, j’ai voulu rendre hommage à Pierre Mendes France à l’occasion du 30e anniversaire de sa disparition. Je crois que son message doit nous inspirer : ne jamais renoncer à la réforme et toujours avoir confiance en la sagesse de notre peuple.

C’est ce que les Français ont vu mardi : un Président de la république qui a le courage d’assumer les réformes parce qu’il refuse catégoriquement le décrochage et le déclin de la France. Non, notre destin n’est pas le déclin : depuis un siècle dans ce pays, les combats des socialistes contre l’inégalité et l’injustice se sont toujours accompagnés, avec Jaurès, avec Blum, avec Mitterrand, du refus du déclin et de l’abaissement de la France !

Mardi les Français ont vu un Président qui affirme une volonté et qui dit la vérité sur la crise.

La vérité, c’est d’abord qu’il a fallu panser les plaies de 10 années de droite qui ont laissé le pays dans un état inacceptable : l’endettement, le recul industriel, l’injustice fiscale, la casse de l’Ecole et de l’Etat, et la recherche permanente de la division entre les Français.

Mais pour nous la gauche, ce n’est pas une raison de baisser les bras mais au contraire de nous retrousser les manches.

Notre devoir, c’est d’aider de toutes nos forces la France à se relever et c’est d’engager avec le Président et avec tous les Français « la reconquête de l’avenir ».

1)      Oui, nous sommes au pouvoir parce que les Français ont voulu qu’on réponde à la crise, pas qu’on la nie.

Mais le 6 mai ils ont choisi notre réponse et rejeté celle imposée par la droite partout où elle gouverne : toujours plus de précarité, d’inégalité, de brutalité dans la démolition du modèle social et des services publics.

Ils nous ont confié le devoir de sortir le pays de la crise, à nous la gauche, eh bien, nous prenons toutes nos responsabilités !

Clémenceau disait : « Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire ».

François Hollande a fixé une direction claire, pour notre pays : la réorientation de l’Europe, le désendettement, l’emploi, la compétitivité, la justice sociale.

Il a le courage de dire aux Français : oui c’est difficile, il faut juguler la terrible dette que la droite a laissée, parce que c’est l’intérêt du pays.

Il faut avoir le courage de redonner de la compétitivité à nos entreprises et à notre économie, mais il faut aussi la justice sociale. La droite ne faisait ni l’efficacité ni la justice : et le seul courage de cette droite, c’était de prendre aux Français pour donner aux plus riches !

Sarkozy menait une politique clientéliste au service d’une caste, qui se comporte comme une oligarchie, à coup de milliards de cadeaux fiscaux, alors que toute notre politique est orientée vers les Français, vers l’emploi, vers les classes moyennes et populaires : 90% des efforts du budget 2013 portent sur les 10% de ménages les plus riches et le capital est pour la première fois taxé au même niveau que le travail.

Cela ne plaît pas à tout le monde. Moi je comprends l’impatience des Français car cette crise est violente mais je ne supporte plus cette arrogance d’un microcosme qui croit faire et défaire les rois au gré de ses humeurs et surtout au gré de ses intérêts.

Mais il y en a assez des conservatismes, il y en a assez des leçons, la démocratie a parlé !

Alors, maintenant il faut arrêter la petite musique – pas très nouvelle – de la gauche illégitime à diriger le pays. Depuis le 6 mai, le chef de l’Etat que les Français ont choisi pour sortir le pays de la crise, c’est François Hollande. Il ne s’agite pas, lui, il agit !

Il est serein et déterminé. Il fait des réformes difficiles en disant la vérité aux Français et c’est pour cela qu’ils peuvent lui faire confiance. Sa boussole, c’est la justice dans les efforts, et cela fait une différence majeure avec son prédécesseur.

Et nos engagements pour préparer l’avenir et pour la justice sociale sont tenus : les 6 premiers mois de François Hollande ont été plus utiles à la France que les 6 premiers mois de Nicolas Sarkozy et même que ses 5 ans à l’Elysée !

Oui nous préférons donner plus d’Allocation de Rentrée Scolaire aux familles que des chèques de 30 millions d’euros à Mme Bettencourt ! Oui nous préférons voir un jeune rejoindre un des 150 000 emplois d’avenir plutôt que se faire traiter de racaille à passer au karcher !

Oui la gauche est aux côtés des parents, des enseignants qui vont voir créés de nouveaux postes dans l’Education Nationale parce qu’on mesure le degré de civilisation d’une société à l’éducation qu’elle offre à ses enfants !

Oui nous préférons donner une hausse du SMIC aux travailleurs et la retraite à 60 ans aux carrières longues parce que nous ne pensons pas qu’il faut baisser les salaires en France, même s’il faut aider les entreprises !

Oui nous préférons un président qui obtient la taxe sur les transactions financières dans 11 pays d’Europe et un pacte pour la croissance plutôt que de s’aligner sur les conservateurs qui cherchent à imposer l’austérité partout.

Cette austérité sans fin étouffe l’économie, elle ne produit rien de bon en Europe, elle dresse dangereusement les peuples contre l’Europe et contre la démocratie. Les libéraux avec leurs cures d’austérité sont comme les médecins de Molière dont les remèdes vous tuent pour mieux vous soigner !

Ce n’est pas en étranglant les économies européennes que l’on retrouvera le chemin de la croissance. Nous voulons des entreprises plus fortes, qui investissent plus pour créer plus d’emploi. Mais il ne faut pas asphyxier la demande et la confiance des ménages car cela aussi joue contre l’emploi en Europe. Tous les leviers doivent être utilisés au service d’un objectif premier, qui est notre priorité, c’est l’emploi, et pour cela, il faut la croissance, il faudra toujours le marteler !

Et quitte à imiter l’Allemagne, inspirons nous de ce qui fonctionne, par exemple une gouvernance des entreprises où les salariés peuvent faire entendre cette priorité à l’emploi au sein des conseils d’administration.

J’entends que la droite française nous appelle à nous aligner sur tous les dogmes austéritaires de la droite allemande, c’est absurde : les Allemands eux-mêmes savent bien qu’ils ne peuvent pas imposer aux pays de l’Union Européenne une austérité qui finit par pénaliser leur propre économie et leurs exportations.

Et les socialistes allemands, dont le président Sigmar Gabriel qui était présent à notre congrès il y a quinze jours, ne pensent pas comme Mme Merkel. Car l’esprit européen, c’est justement la solidarité. Je suis fier que la France ait pris sa part il y a 20 ans dans le formidable défi de la réunification allemande parce que c’était l’intérêt du continent européen. Ce lien doit être plus fort que jamais.

On ne peut apporter de réponse à la crise à l’échelle d’un seul pays, à courte vue et dans les limites étroites des territoires nationaux. Cela n’a pas de sens dans un monde où s’affirment de nouveaux géants économiques. Il faut plus de solidarité européenne, pour réguler les marchés avec l’Union bancaire, l’intervention forte de la Banque centrale européenne pour lutter contre la spéculation sur les dettes souveraines, plus d’ambition commune pour investir dans de grands projets industriels européens, pour une Europe de l’énergie, pour lutter contre le dumping social et lancer des programmes communs pour l’emploi  des jeunes. Voilà comment François Hollande veut réorienter l’Europe ! Voilà ce pour quoi nous allons nous battre avec nos camarades socialistes et sociaux-démocrates, dans toute l’Europe, car c’est cela l’intérêt de nos pays et des peuples d’Europe !

Et François Hollande porte la volonté de ce changement sur le continent !

2)       Je ne supporte plus les critiques de la droite à l’égard de la France.

Rien ni personne, en France, n’a grâce aux yeux de la droite : mais, non, nos travailleurs ne sont pas improductifs ! Non, nos jeunes ne sont pas des délinquants ! Non, nos syndicats ne sont pas des obstacles à la réforme ! Non, nos inventeurs et nos créateurs ne sont pas moins utiles à l’économie que la finance ! Non, nos fonctionnaires, nos policiers, nos infirmières, nos enseignants ne sont pas des privilégiés ! Au contraire, ce sont eux qui font de la France la Nation dont nous sommes fiers… Et surtout on connaît la méthode : la droite passe son temps à critiquer la France et à la rabaisser parce qu’elle veut lui imposer son électrochoc libéral !

J’en ai assez de cette droite qui donne des leçons de patriotisme mais qui passe son temps à critiquer la France, sa diversité, ses talents et surtout son modèle social !

Monsieur Copé ose appeler à un « esprit de résistance », c’est le comble ! Au XIXe siècle Victor Hugo s’exilait pour résister au Second Empire, au XXe siècle Charles de Gaulle s’exilait pour résister à l’occupant, et bien au XXIe siècle les amis de Monsieur Copé, eux s’exilent pour résister aux inspecteurs du fisc ! Quel courage !

Ce n’est pas notre idée de la France. Nous, nous voulons que la France résiste à la crise et au déclin, nous croyons à ses atouts, à ses forces, à sa capacité à gagner dans le monde de demain. Nous aimons la France et la droite ferait mieux de contribuer à son redressement plutôt que de critiquer le gouvernement du pays issu du choix des Français de façon pavlovienne.

Il n’y a plus d’opposition sérieuse en France, il y a une opposition balkanisée, radicalisée, qui a implosé avec la défaite de Sarkozy et qui affiche une médiocrité irresponsable face à la gravité de la crise.

Leur congrès ressemble à une version au rabais de nos Primaires. Comme toute contrefaçon, ce n’est ni très bon ni très fiable : un débat inintéressant pour les Français, des soupçons sur la sincérité du scrutin, une dérive idéologique inquiétante, un parti qui est écrasé sous le poids des égos.

François Fillon se revendique, paraît-il, de Georges Pompidou…Pompidou avait une expression qui convient tout à fait à ce que nous voyons à droite : oui leur congrès, c’est le congrès des boules puantes, des haines recuites entre des gens qui se détestent entre eux peut-être même plus encore qu’ils ne détestent François Hollande, qui n’ont à offrir à la France que leur esprit de revanche.

Malgré tout, je préfère lorsque l’UMP plagie nos Primaires que lorsqu’elle imite les idées du Front national…Car personne n’a besoin d’attendre demain soir pour savoir que le grand vainqueur de ce congrès UMP, c’est Marine Le Pen.

La ligne de l’UMP elle n’est fixée ni par M. Copé ni par M. Fillon, elle est fixée par M. Buisson dans le Figaro. Quelle honte d’entendre M. Fillon dire dans le débat sur France 2 qu’il suivrait volontiers des propositions intelligentes de Mme Le Pen. Quelle honte d’imaginer Monsieur Copé derrière la même banderole  que Mme Le Pen dans la rue pour manifester contre les droits des étrangers ou des homosexuels.

Elle devrait avoir honte, cette formation politique où pas une voix ne s’est élevée pour condamner les abominations homophobes de Monsieur Dassault. Ce parti qui compte encore dans ses rangs Madame Barrèges, qui compare le mariage entre personnes de même sexe à une union entre animaux, Madame Barrèges qui affirme aussi partager des valeurs communes avec le FN !

Et bien nous le mariage qui nous dérange, celui qui menace la société française d’aujourd’hui, celui qui attaque les valeurs traditionnelles de la France, celui qui est profondément immoral, nous pensons que c’est le mariage annoncé de la droite avec l’extrême-droite !

Chers camarades, nous allons devoir porter haut nos valeurs pour faire vaciller les vieilles bastilles idéologiques de la droite et de l’extrême-droite.

3)      Dialoguer, expliquer et convaincre, voilà la feuille de route que je souhaite fixer à notre Parti pour les prochains mois.

Sur le mariage et l’adoption pour tous, nous allons faire reculer la peur par la pédagogie ! La droite nous accuse de détruire la famille mais c’est bien le contraire que nous faisons. Demandez aux Français de penser à ces enfants complétement démunis quand leurs parents disparaissent, à ces conjoints privés de tout droit. C’est cela, le mariage et l’adoption, c’est une loi d’égalité dans la République et une loi de protection des couples et des enfants. Chacun peut comparer la banalité de ces situations et la folie extravagante de personnalités de la droite qui parlent de zoophilie ou d’inceste.

Je veux aussi que nous menions une bataille de convictions sur le droit de vote des étrangers aux élections locales. C’est une bataille pour la fraternité, pour l’intégration, parce que nous croyons dans la force de la citoyenneté pour faire partager les valeurs communes de la République.

Le Président veut tenir cet engagement, à nous de mener campagne pour y parvenir. Je vous annonce que j’écrirai en votre nom à chaque parlementaire de tous les partis républicains pour faire appel à la conscience de chacun et nous ferons campagne pour obtenir chaque vote qui manque à cette grande réforme.

Sur toutes les réformes, sur l’Europe, sur l’emploi des jeunes, sur la compétitivité, sur la justice fiscale, les Socialistes iront à la rencontre des citoyens partout en France pour porter le message du Président de la République.

Le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault a réalisé de très nombreuses réformes depuis 6 mois, cela va se poursuivre avec la bataille pour l’emploi, la réforme bancaire, la révision de la Constitution pour moderniser la vie publique. Nous devons être capables de mettre ce travail en valeur et en perspective, de montrer sa cohérence et son efficacité aux Français.

Lorsque nous faisons, il faut aussi faire savoir. L’ancien président faisait savoir même quand il ne faisait pas grand-chose.

Je vous annonce donc que nous lancerons dès la semaine prochaine une grande campagne autour de laquelle je vous demande de vous mobiliser massivement pour soutenir les réformes engagées par le Gouvernement. Nous irons ensemble sur les marchés, aux sorties des métros et des entreprises, faire campagne pour le changement.

De même, nous nous joindrons à nos députés partout en France pour des rencontres qu’ils tiendront sur le terrain.

Il est absolument essentiel de créer partout des espaces de dialogues avec les citoyens.

Le dialogue doit non seulement faire réussir nos réformes d’aujourd’hui mais aussi faire jaillir les idées nouvelles et les réformes de demain.

Dans le premier semestre 2013, nous tiendrons plus de 500 ateliers du changement, nous lancerons le PS numérique et notre association féminisme et socialisme, et nous apporterons notre contribution au débat national par des forums et conventions participatives : sur le thème de la transition énergétique, de la réorientation de l’Europe et sur le thème du travail et de la démocratie sociale et du pouvoir des travailleurs dans l’entreprise.

Pour mener à bien ces nombreux chantiers, nous avons besoin du rassemblement le plus large. Pour moi, il n’y a pas dans le Parti de chapelles ni de sous-chapelles, je veux une dynamique collective où seuls comptent l’engagement et le dévouement au collectif : ma porte est ouverte à tous ceux qui veulent travailler et je me rendrai rapidement dans les fédérations pour animer le parti, je vous demande de m’y aider !

Rassemblement des socialistes, rassemblement de la gauche aussi. Je compte raffermir nos liens avec les partis socialistes d’Europe et avec le Parti socialiste européen pour appuyer la réorientation voulue par François Hollande. Je rencontrerai mes homologues européens très prochainement.

Je rencontrerai également les dirigeants des syndicats, ici en France. Et évidemment nos partenaires. Et pour ce qui est de nos partenaires ici en France, je veux leur adresser un message clair : les Socialistes respectent toujours leurs partenaires mais les Socialistes doivent aussi être respectés. Face à nous, il y a la droite en pleine dérive et l’extrême droite dangereuse, ce sont eux les adversaires.

Je le dis : nous avons besoin de nous rassembler et du vote de toute la gauche quand il faut adopter des tarifs de l’énergie plus sociaux et plus écologiques bénéficiant à des millions de ménages modestes, et rien ne justifie de s’y opposer en joignant ses voix à celles de la droite au Sénat, pas davantage que de rejeter le budget de la sécurité sociale qui étend la couverture des Français, crée des postes de médecins dans les déserts médicaux donne de nouveaux moyens à l’hôpital public, tout en baissant les déficits sociaux.

Je ne comprends pas que l’on remette en cause la participation de sa formation politique à la majorité, quand nous sommes engagés dans l’action, car nos devoirs à l’égard de la France sont plus grands que les petits états d’âme personnels ou les querelles de partis.

Un parti de la majorité gouvernementale ne devrait pas  s’impliquer dans des manifestations qui prennent pour cible le premier ministre sur un projet soutenu par les collectivités locales et leurs habitants très majoritairement.

Par ailleurs, je n’accepterai jamais, je le dis avec la plus grande solennité, que la violence soit employée, que des locaux du Parti socialiste soient attaqués et vandalisés au nom d’un désaccord politique et je demande à nos partenaires de faire preuve de la plus grande fermeté contre ceux qui insultent ainsi la démocratie.

Ensemble nous pouvons changer ce pays, alors debout la gauche, unissons nous au service du progrès et de la justice sociale, ces idées qui sont au cœur de notre engagement et que nous avons toujours eues en partage.

C’est une équipe au service du progrès qui va diriger le Parti socialiste, une équipe renouvelée, solidaire, diverse, pleine d’énergie et d’idées, une équipe qui ressemble à la France ! Et – c’est une première historique pour notre parti et pour la République – une équipe totalement paritaire ! Je m’y étais engagé, c’est désormais une réalité !

Chers camarades, dans ce congrès, je vous ai proposé une orientation claire : celle du socialisme du réel et du réformisme  ancré à gauche. C’est cette orientation politique choisie par les militants de notre parti que la nouvelle équipe va maintenant mettre en œuvre. Cette équipe c’est la relève de notre parti, c’est à elle qu’il incombe de conduire, au service des militants, le combat socialiste dans notre pays !

Pendant l’exercice, politiquement difficile et mathématiquement presque impossible, qui consiste à composer une direction socialiste, j’ai eu le bonheur de relire cette phrase d’A l’échelle humaine, cette magnifique oeuvre de Léon Blum : « Toute classe dirigeante qui ne maintient sa cohésion qu’à la condition de ne pas agir, qui ne dure qu’à la condition de ne pas changer, qui n’est capable ni de s’adapter au cours des événements ni d’employer la force fraîche des générations montantes, est condamnée à disparaître de l’histoire. »

Oui, changer le Parti et agir pour le pays : c’est sans doute cela la véritable feuille de route de l’équipe à laquelle je vous demande d’accorder votre confiance, c’est la feuille de route pour chaque militant socialiste.

Alors au travail !

En avant les Socialistes pour le progrès !

En avant la gauche au service des Français !

Vive le grand Parti socialiste, vive la République, vive la France !



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